Maroc : Un consortium hispano-saoudien s’offre la centrale solaire de Ouarzazate

Maroc : Un consortium hispano-saoudien s’offre la centrale solaire de Ouarzazate

Après plusieurs mois de suspens, l’Agence marocaine de l’énergie solaire (MASEN) a finalement révélé, lundi, le nom de l’adjudicataire de son appel d’offres pour la construction du premier parc solaire de Ouarzazate : il s’agit du consortium hispano-saoudien dirigé par les firmes ACWA-Acciona. Les détails.  

Banco pour le groupe saoudien International Company for Water and Power (ACWA). Comme prévu, le consortium formé avec l’Espagnol Aries IS and TSK EE, vient de remporter l’appel d’offres pour la réalisation et l’exploitation de la première phase du projet solaire de Ouarzazate (500 MW). D’un montant de 1 milliard de dollars, ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du Plan Solaire Marocain (PSM), porte sur la construction d’un parc solaire d’une capacité de 160 mégawatts en plein cœur du désert marocain, rappelle Maghreb Emergent

L’annonce en a été faite, lundi, par le président de l’agence marocaine de l’énergie solaire (MASEN), Mustapha Bakkoury. Dans la réalisation du projet, celui-ci a indiqué que le consortium saoudien serait associé à l’entreprise espagnole Acciona, qui doit lui apporter son expertise en matière de technologies solaires innovantes. A noter que par ce marché, Acciona remporte, d’après El Pais, le plus gros contrat jamais empoché par une entreprise espagnole au Maroc.

Après avoir maintenu le suspens pendant plusieurs mois, et laissé planer des suspicions de retard quant à la mise en route du chantier, M. Bakkoury a également indiqué que le lancement du projet était prévu pour fin 2012 et sa finalisation, pour fin 2014.  

Des prix plus compétitifs

Environ une vingtaine d’entreprises avaient été soumises à l’appel d’offres public émis par le MASEN plus tôt cette année, et seulement quatre sélectionnées. Parmi les grandes rivales au consortium hispano-saoudien, l’italien Enel, en collaboration avec le constructeur ACS, et l’égyptien Orascom, en partenariat avec la société allemande Solar Millenium, étaient les plus à-même de concurrencer l’offre proposée par le duo ACWA-Accionna. Mais au final,  « l’offre financière la plus brillante par sa compétitivité » s’est révélée être celle des saoudiens, et ce, en raison des aspects techniques du financement mais aussi des conditions de prix offertes. Il faut dire qu’ACWA a proposé le prix le plus faible (1,5 DH/Kwh) du marché face à ses concurrentes plus expérimentées. Quant à Accionna, si la firme espagnole a été sélectionnée, c’est vraisemblablement en raison de son expérience dans la gestion de projet d’envergure.

Car, faut-il le rappeler, mais le Plan Solaire Marocain (PSM) est un un projet de grande envergure. Le Maroc a en effet pour ambition de construire cinq parcs solaires à l’horizon 2020, pour une production totale générée de 2000 mégawatts. Ce premier parc, qui s’étendra sur une surface de 2.500 hectares, devrait ainsi passer, dans une seconde phase et après un nouvel appel d’offres, à une capacité de 500 mégawatts, selon les plans du gouvernement.

Financement du projet

Son financement sera assuré, dans un premier temps, par des prêts de la Banque Mondiale, de la Banque africaine de développement, de la Banque européenne d’investissement, de la banque allemande KfW et de l’Agence française de développement, résume Maghreb Emergent. Dans un second temps, ce sont les aides de 15 et 30 millions d’euros promises respectivement par le gouvernement allemand et la Commission européenne qui permettront au Maroc de poursuivre l’implémentation de son PSM. Un projet qui, selon le ministre de l’Energie, devrait coûter la bagatelle de 9 milliards de dollars au royaume. Pas si exorbitant que cela lorsque l’on sait qu’à fin juillet 2012, la facture énergétique du pays en hydrocarbures s’élevait déjà à 6,62 milliards de $…

Source : Yabiladi.com
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