Le marché du carbone, un impact encore faible en France

Le marché du carbone, un impact encore faible en France

L’économie française est jusqu’à présent peu impactée par le marché européen du carbone, en raison notamment de ses niveaux d’émissions peu élevés mais aussi d’un prix du CO2 qui s’est effondré depuis la crise.

L’Union européenne s’est donné pour objectif de réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990. Elle envisage d’atteindre 80 à 95% de réduction d’ici 2050.

Dans ce projet, l’Europe mise notamment sur le marché du carbone, où les principaux pollueurs doivent acheter aux enchères tout ou partie de leurs droits à émettre.

A terme, ce système (EU ETS) doit inciter les acteurs à réduire leurs émissions et alléger ainsi l’impact du continent sur le réchauffement climatique.

POURQUOI LE CARBONE EST-IL SI BAS ?

Le prix du CO2 s’est effondré à moins de 5 euros la tonne actuellement après avoir atteint des sommets à plus de 30 euros début 2006, en raison d’une surabondance des quotas d’émissions (en tonne équivalent CO2) sur le marché.

« La baisse des prix vient essentiellement de la conjoncture économique », souligne Raphaël Trotignon, spécialiste des marchés carbone à l’université Paris-Dauphine.

Les quotas d’émissions disponibles sur le marché tiennent compte de niveaux d’activité observés avant la crise dans les entreprises européennes, précise-t-il.

En raison de la baisse de l’activité économique, on estime que quelque 2 milliards de quotas carbone ont été distribués sans être utilisés et sont conservés par les acteurs (« banking »), influençant les prix à la baisse, note-t-il.

Les spécialistes estiment que la transition vers une économie plus sobre en carbone pourrait s’engager à partir d’un prix de 40 euros ou 50 euros la tonne.

QU’EST-CE QUE LE « BACKLOADING » ?

La suite de l’article sur Les Echos.fr
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