La filière biogaz veut s'assurer un bon démarrage

La filière biogaz veut s'assurer un bon démarrage

Afin de ne pas suivre l’exemple des filières éoliennes et solaires, la filière biogaz prépare un démarrage en douceur, avec beaucoup de concertation. Seuls quelques projets d’injection ont abouti, la plupart sont encore à l’étude.

Afin de mieux valoriser la production de biogaz issu de la méthanisation, l’injection de gaz autre que le gaz naturel dans les réseaux a été autorisée début 2003 par une directive européenne, sous réserve que la sécurité soit assurée. L’idée : déporter le biométhane sur un autre site consommateur quand le site de production ne peut pas valoriser lui-même le biogaz.

En France, en octobre 2008, l’avis publié par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Afsset) donne le feu vert à l’injection de biogaz dans le réseau, sauf pour le biométhane issu des boues d’épuration et des déchets industriels. Immédiatement, le ministère de l’Ecologie lance un groupe de travail, réunissant l’ensemble des parties prenantes et chargé d’étudier les conditions technico-économiques de l’injection (qualité, coûts, délais…).

Pour donner un coup de pouce à la filière, la loi Grenelle 2, votée en juillet 2010, instaure un tarif d’achat et un mécanisme de garanties d’origine. Mais il faudra attendre fin 2011 pour que les textes d’application soient publiés. Et encore quelques années pour que la filière décolle réellement…

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